Masse grasse faible : impacts sur le cycle et la fertilité

Je reviens avec un post pour déconstruire l'idée qu'être une femme mince c'est forcément être en bonne santé. Et qu'il peut être nécessaire de prendre 2-3 kg voire 4-5 pour être en meilleure forme. Parfois, il suffit de quelques kilos supplémentaires pour être en meilleure santé.

Ce n’est pas parce qu’on a “toujours pesé x kg” que c’est ce qui convient vraiment à votre corps. Ou parce que l’on réussit à assumer une journée de boulot avec 1200-1400 calories, que c’est à encourager.

Le constat en consultation

Je reçois constamment en consultation des femmes qui sont en sous régime et qui l'ignorent, mais qui présentent beaucoup de signes d'un métabolisme ralenti en raison d'apports insuffisants par rapport à leur dépense et d'une masse grasse insuffisante.

Il m’est extrêmement fréquent de rencontrer des femmes dont les apports caloriques avoisinent ceux recommandés pour les fillettes de 8 ans. Elles fonctionnent en sous régime, et n’en ont pas conscience, bien que chroniquement fatiguées et avec des règles tous les 3 mois.

Des habitudes ancrées et une pression sociale

Soit parce qu'elles contrôlent volontairement leur poids (ici il n'est pas question d'anorexie), et/ou parce qu'elles se sont habituées à un petit chiffre sur la balance justifié par de la génétique. On est nombreuses à considérer comme “plaisir coupable” une part de gâteau ou un croissant, et à compenser ce qu’on considère comme un excès par du sport cardio parfois à jeun.

C’est sans compter la mode des “fitgirl”, la grossophobie banale, et la peur d’être trop mince, bien plus rare. Souvent, elles entretiennent des habitudes non conscientisées, relatives à leur alimentation, leur sport et leur mode de vie global, qui peut impacter directement leur équilibre hormonal.

Pourquoi la masse grasse est-elle vitale ?

Pour ovuler, le corps a besoin de suffisamment de ressources disponibles pour envisager de se reproduire. On parle d’un taux de masse grasse minimal nécessaire de 21-22% chez la femme pour une bonne santé hormonale.

Oui, ça peut vouloir dire avoir un petit gras sur le bidou et des “poignets d’amour”, mais ça veut aussi dire :

  • Plus d’énergie, de libido et d’entrain.

  • Réussir plus facilement à mener les projets que vous procrastinez.

  • Un cycle plus régulier avec moins de syndrome prémenstruel.

  • Une ovulation plus qualitative et donc une fertilité optimisée.

  • Être davantage actrice de sa vie car plus énergique.

Vous vous reconnaissez dans cette situation ? N’hésitez pas à faire le point avec un professionnel. Quant à moi, je reste à votre écoute pour cheminer ensemble vers un mieux-être général.

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