La Naturopathie
La naturopathie (de l’américain John Scheel en 1885 « nature » et « path » : la voie de la nature) est décrite par l’OMS comme une « médecine traditionnelle occidentale ».
L’objectif est d’aider l’individu, par des moyens naturels, à se rapprocher le plus possible de la définition de la santé par l’OMS qui ne consiste “pas seulement en l’absence de maladie ou d’infirmité”, mais en “un état complet de bien-être physique, mental et social”.
En naturopathie, les symptômes sont un message : là où il y a symptôme, il y a déséquilibre. La ou le naturopathe ne va pas chercher à supprimer ce symptôme ou à guérir, mais va chercher d’une part la cause de ce dernier dans l’histoire de la personne et toutes ses dimensions (physique, émotionnelle, mentale, environnementale…), et renforcer l’organisme et le terrain par des techniques naturelles afin que l’individu se trouve en pleine disposition de ses capacités pour vivre en harmonie avec son environnement et s’y adapter plus aisément. Ensemble, nous cherchons à optimiser les fonctions de votre corps, en soutenant sa capacité à s’auto-réguler (homéostasie).
Vous m’entendrez régulièrement parler de terrain : en naturopathie, le terrain d’une personne est à percevoir comme la somme de son héritage génétique (qui lui transmet des forces et des faiblesses innées), ainsi que (et surtout) de l’environnement dans lequel elle a baigné et les habitudes de vie associées (éléments acquis) : excès et carences fragilisent un terrain, mais aussi manque d’élimination par les émonctoires (organes d’élimination) principaux. Aussi, le naturopathe attache de l’importance à éduquer sur ces aspects.
Plus concrètement, la naturopathie se concentre sur 3 piliers de santé interdépendants pour renforcer le terrain : l’alimentation (voire la micro nutrition), la gestion psycho-émotionnelle et le mouvement/activité physique. D’autres outils peuvent être employés si c’est nécessaire afin de soutenir le corps dans ses fonctions d’auto-régulation, comme l’usage de l’eau (froide, chaude), des techniques de respiration, les plantes sous différentes formes. Nous parlons d’hygiène de vie, et nous considérons la personne dans sa globalité : c’est un accompagnement holistique.
Si la naturopathie est une médecine traditionnelle préventive, aujourd’hui, on consulte rarement un naturopathe en étant en grande forme. En effet, le tempo saccadé et les exigences imposées par nos sociétés modernes conjugués aux diverses pollutions demandent en permanence à nos organismes de se sur-adapter, et l’harmonie se rompt facilement : les personnes qui consultent viennent donc fréquemment parce qu’elles vivent des troubles chroniques, étiquetés ou non sous la forme de syndrome ou de maladie par leur médecin.
La ou le naturopathe n’est pas un guérisseur, mais un éducateur de santé : nous souhaitons que chaque personne dispose de clefs pour devenir actrice ou acteur de sa santé, et gagne en autonomie dans la compréhension globale de son corps. En cela, j’aime rappeler que même si je vous propose un programme détaillé adapté à vos problématiques et que je reste disponible tout au long de l’accompagnement, c’est vous seul.e qui opérez les changements et c’est un cadeau que vous vous faites à vous-même.
La femme
La femme vit plusieurs transitions hormonales au cours de sa vie, au gré de son âge, que sont la puberté et les premières règles, la grossesse et l’accouchement, et enfin la ménopause.
Les premières règles
La puberté et l’arrivée des premières règles est le premier chamboulement à la fois physique, psychique que la jeune fille vit. S’en suit souvent une période un peu trouble où le cycle, souvent assez anarchique aux débuts, se stabilise quand tout va bien avec une phase de menstruations (les règles), une phase folliculaire dite aussi pré ovulatoire, l’ovulation, puis la phase lutéale dite aussi post ovulatoire. La jeune fille entre dans la phase la plus fertile de sa vie sur le plan de la conception, et possède en elle un pouvoir immense… celui de donner la vie !
La grossesse, le post-partum, l’allaitement et la maternité
Enceinte, elle connaît sur le plan hormonal le deuxième chamboulement hormonal le plus fort de son existence. L’accouchement suivi de la mise au monde de l’enfant vient achever ce bouleversement, tant sur le plan physique que psychique et émotionnel. Certaines femmes disent d’ailleurs naître une deuxième fois en devenant mères. La chute hormonale qui suit la naissance passe rarement inaperçue (à distinguer de la dépression post partum). Si la femme choisit de nourrir son enfant au sein, l’allaitement demande au corps de nouvelles adaptations, suivi de l’épisode du sevrage du bébé ou du bambin.
La périménopause, et la ménopause
Enfin, autour de ses 45-50 ans, la jeune fille alors devenue femme et peut-être mère, expérimente une dernière transition marquante. Elle commence par une période floue autour de ses 40 ans (parfois plus tôt chez certaines femmes, ou un peu plus tard) appelée périménopause, durant laquelle le cycle devient irrégulier. Petit à petit, la progestérone puis les œstrogènes qui sont les hormones phares du cycle menstruel diminuent, tout comme la fertilité. Ainsi, là où pendant des années, la cyclicité était partie intégrante de son identité, la femme, en vivant un arrêt inéluctable de sa fonction ovarienne, vit fréquemment une mutation sur le plan émotionnel.
Cela, ce sont les phases type décrites grossièrement, dans leur théorie. Dans l’idéal, la femme s’épanouit dans la cyclicité de sa vie. Pour autant, en réalité la femme - dont la parole s’est beaucoup libérée - rencontre fréquemment des difficultés autour de cette nature cyclique et des différentes grandes étapes de sa vie de femme. Il est devenu fréquent d’éprouver ainsi, sans maladie diagnostiquée :
Des règles douloureuses
Un syndrome prémenstruel marqué
Une infertilité inexpliquée de plus en plus fréquente
Des nausées, fatigue conséquente, manque de fer, diabète gestationnel lors de la grossesse
Une déprime voire dépression du post-partum dans les semaines ou mois suivants la naissance de l’enfant (laquelle est également très en lien avec le contexte psycho social), et à distinguer du baby blues
Un épuisement lors de l’allaitement, baisse de lactation
Une transition vers la ménopause difficile sur le plan physique et émotionnel, une fonte musculaire et osseuse précoce
Bien que la science n’ait pas encore tout découvert à ce jour, on sait que les hormones sont très sensibles à l’environnement avec lequel elles cohabitent. Les perturbateurs endocriniens et leur impact sur la santé (notamment thyroïdienne, reproductive…) en sont un parfait exemple.
En tant que naturopathe et éducatrice de santé, je souhaite vous aider autour de ces périodes de transition dans vos vies qui sont à prendre avec toute la délicatesse qu’elles méritent, et qui nécessitent une hygiène de vie individualisée et adaptée à cette temporalité. Les maux pris en exemple ne sont pas une fatalité et la naturopathie a toute sa place pour les prévenir et/ou améliorer votre qualité de vie avec les outils précieux qui sont à sa disposition. Elle permet également, en vous apportant des clefs de compréhension de votre corps et de ses systèmes, de trouver à la fois plus d’apaisement et le sentiment d’être actrice et acteurs de votre santé.
J’espère de tout cœur vous être utile,
Mathilde