L’importance des anti-oxydants

Qu’appelle t-on les anti-oxydants et le phénomène d’oxydation ?

Chaque jour s’opèrent dans notre corps des dommages causés par des molécules chimiquement instables que l’on nomme radicaux libres. On parle d’oxydation. En excès, ces radicaux libres produisent le stress oxydatif, connu pour accélérer le vieillissement cellulaire et favoriser certaines maladies.

Les anti-oxydants, eux, sont des substances que l’on retrouve principalement dans l’alimentation et qui, comme leur nom le laisse présager, participent à neutraliser ces fameux radicaux libres, ils protègent les cellules, l’ADN et les tissus. Ce faisant, ils permettent de limiter ce processus naturel de “dégradation” qui se produit chaque jour. Rappelons que ce phénomène d’oxydation est donc en soi naturel et n’est pas mauvais en soi, mais c’est le déséquilibre entre trop de radicaux libres et pas assez d’antioxydants pour compenser et éviter trop de stress oxydatif qui l’est.

Impacts du stress oxydatif sur le cycle et la fertilité

  • Pour la qualité des ovocytes

    Les ovoctyes sont naturellement très sensibles au stress oxydatif. On sait qu’un excès de radicaux libres peut impacter leur qualité, mais aussi que les antioxydants ont un effet protecteur sur l’ADN ovocytaire. Aussi, un bon statut en anti-oxydants permet d’optimiser la qualité de l’ovulation et les chances de fécondation. Qui dit meilleure ovulation dit également phase lutéale de meilleure qualité et donc chances de fécondation augmentées.

  • Pour la qualité des spermatozoïdes

    Les spermatozoïde,  sont très sensibles au stress oxydatif. Ce dernier impacte négativement : mobilité, morphologie, augmente la fragmentation de l’ADN spermatique. Il perturbe également la capacité de fécondation. Cela n’empêche pas forcément un spermatozoïde de féconder, mais il augmente le risque de fausse-couche, tout comme les échecs de FIV et les troubles de développement embryonnaire.

  • Pour l’équilibre hormonal et le cycle menstruel en général

    On sait qu’un excès de stress oxydatif peut perturber la communication entre le cerveau et les ovaires, et donc la libération d’oestrogènes et de progestérone. Consommer des antioxydants de façon quotidienne impacte positivement la régularité des cycles.

  • Pour la nidation lorsqu’il y a eu fécondation

    Les anti-oxydants participent à rendre l’endomètre plus réceptif et à optimiser la vascularisation de l’utérus.

  • Pour certaines pathologiques féminines (SOPK, endométriose)

    On y retrouve presque systématiquement un stress oxydatif élevé et une inflammation chronique. Or, les anti-oxydants participent à réduire l’inflammation, et diminuer le stress oxydatif ovarien.

Alimentation, que faire ?

  • Principe n°1 : de la couleur dans votre assiette ! On parle d’assiette “arc-en-ciel”, avec des légumes de saison frais et colorés. La saisonnalité et la fraicheur ont toute leur importance.

  • Des herbes aromatiques fraîches (pas en poudre ni sous forme d’épices) à ciseler généreusement sur vos plats (à ajouter après cuisson) Persil, basilic, estragon, ciboulette, menthe, ail des ours, coriandre etc.

  • Des aliments riches en vitamine C, en notant qu’elle est très sensible à la chaleur, il vaut mieux donc les consommer crus ou cuits à basse température : persil, agrumes, acérola, kiwis, poivrons, cassis, choux, épinards…

  • Des baies et fruits rouges frais ou surgelés (myrtilles, framboises, groseille...)

  • Une huile d’olive de qualité pour assaisonner vos plats : Toujours vierge, extraite à froid/mécaniquement, biologique, et produite idéalement sur un même territoire (éviter les huiles origine “UE et non UE” par exemple). Cela est indiqué sur les étiquettes à l’arrière de la bouteille.

Incontournable : la fraicheur et cuisson des aliments

  • Fruits et légumes les plus frais possible : en effet, dès la récolte, les anti-oxydants commencent à se dégrader, ils s’oxydent à mesure du temps ! Ce n’est pas pour rien que l’on recommande de consommer local : moins de temps d’acheminement, + de micronutriments préservés ! Evitez en ce sens de stocker trop longtemps vos fruits et légumes.

  • La surgélation peut aussi être une bonne option car les aliments sont souvent surgelés juste après récolte

  • Des aliments cuits idéalement à la vapeur douce, ou sinon cuisson sautée/wok qui induit un temps de cuisson doux avec peu d’eau. Si vous utilisez le four, essayez de cuire à 180°c maximum. En effet, si certains antioxydants sont plus biodisponibles après cuisson douce comme le bêta-carotène ou le lycopène, beaucoup d’entre eux sont très sensibles à la chaleur et à l’eau.

Les compléments alimentaires dans tout ça ?

Certains micro-nutriments sont spécifiquement connus pour impacter la fertilité : Vitamine A, E, C, mais aussi zinc, sélénium, co-enzyme Q10, glutathion etc. De nombreuses marques proposent des formules riches en anti-oxydants, riches en promesses divines…

Attention : comme toujours, ne foncez pas tête baissée dans l’achat d’un complément sans vous être fait conseiller. La formulation d’une marque à l’autre évolue beaucoup, et les procédés de fabrication utilisés par le laboratoire du complément impactent grandement sa qualité et les réels impacts sur nos organismes. N’oubliez pas que le marché des compléments alimentaires est mal régulé, et qu’il est facile d’acheter quelque chose de piètre qualité.

Par ailleurs, il existe des contre-indications à la supplémentation en certains anti-oxydants. La vitamine A synthétique est par exemple connue pour être fortement déconseillée aux femmes enceintes, tout comme les bêta-carotènes pour les fûmeurs. La vitamine E est à éviter si vous êtes sous traitement fluidifiant (anticoagulants), et la vitamine C en excès peut favoriser des calculs oxalocalciques. A dose élevée, de nombreux anti-oxydants deviennent pro-oxydants. Beaucoup d’anti-oxydants en cas de cancer actif ou en traitement sont déconseillés car ils peuvent protéger les cellules cancéreuses du stress oxydatif induit par les chimios ou radiothérapie.

En somme, comme d’habitude : privilégiez toujours l’alimentation, et faites-vous accompagner pour une éventuelle supplémentation en parallèle.

Bon à savoir par ailleurs : ce qui augmente le stress oxydatif

  • L’alcool chronique (même sans alcoolisme), la cigarette

  • Les polluants en général, dont pesticides et métaux lourds

  • Le manque de sommeil réparateur

  • Les UV et notamment l’excès de soleil, les expositions “brutales”

  • Les fritures, cuissons “barbecue” et autres grillades

  • Le stress en général : émotionnel, mais aussi physique (sport intense sans récupération adéquate, manque de sommeil, alimentation inadaptée, mauvaise digestion...)

  • Les radiations

  • La chaleur testiculaire chez l’homme (sauna fréquent, ordinateur sur genoux, certains sports type vélo...)

Vous vous sentez concerné.e par un stress oxydatif important et souhaiteriez vous faire accompagner pour ajuster votre mode de vie et avoir des conseils précis relatifs à votre terrain ? N’hésitez pas à prendre rendez-vous pour un premier appel téléphonique : ensemble nous évaluerons comment vous aider au mieux par rapport à votre problématique.

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