Les différents saignements (possibles) du cycle
On observe parfois différents types de saignements dans un même cycle. Outre les saignements qui peuvent découler de la pose d’un stérilet dans les premiers mois, d’une nouvelle pilule ou d’un arrêt de celle-ci, quels sont les types de saignements que l’on peut rencontrer dans un cycle et leur signification ?
Le spotting autour de l’ovulation
Il s’agit de saignements très discrets que vous retrouvez dans votre culotte ou sur votre papier toilette, de couleur pâle (rosé, rouge clair, marron clair) car il est mélangé à de la glaire cervicale. Il intervient toujours juste avant ou pendant l’ovulation, et peut être lié à la rupture du follicule dominant qui, n en libérant son ovocyte, peut rompre des vaisseaux.
Cela peut aussi être dû aux variations hormonales qui se produisent lors de l’ovulation : après une montée franche des oestrogènes, ces derniers chutent et la progestérone domine. Une partie subtile de muqueuse ayant proliféré sous l’action des oestrogène qui chutent peut alors s’éliminer à ce moment là. Rien d’anormal.
Le spotting entre l’ovulation et les règles
Lorsqu’il a lieu plusieurs jours après l’ovulation et se manifeste avant l’arrivée des règles, il s’agit très souvent d’une dysovulation, c’est à dire une ovulation de mauvaise qualité. En effet, une mauvaise ovulation donne lieu, la majeure partie du temps, à un corps jaune produisant de la progestérone en quantité insuffisante pour maintenir l’endomètre en place et accueillir un éventuel embryon. Résultat : l’endomètre censé être maintenu en place par la progestérone commence à saignotter prématurément. Ce type de spotting doit donc vous mettre la puce à l’oreille : s’il se produit trop fréquemment durant vos cycles, n’hésitez pas à consulter.
Les règles
Elles font obligatoirement suite à l’ovulation, et résultent de l’effondrement hormonal qui a lieu quelques temps avant leur apparition. L’endomètre qui s’était épaissi et densifié tout le long du cycle et n’ayant pas vocation à accueillir un embryon puisqu’il n’y a pas eu de fécondation, voit ses parois desquamer.
Les saignements de privation hormonale
Ce sont des saignements qui ressemblent aux règles, mais qui n’en sont pas. En effet, ils résultent d’une privation hormonale, sans processus ovulatoire. C’est ce qui arrive lorsque l’on prend la pilule oestro-progestative laquelle bloque l’ovulation mais vous donne quand même des saignements le temps des comprimés placebo (ou durant le temps où vous ne prenez pas de comprimés, selon la posologie indiquée par votre médecin), ou quand le corps a tenté en vain d’ovuler naturellement dans un cycle naturel, mais sans y parvenir (cycle anovulatoire) et finit tout de même par saigner. Pour vérifier si vous avez ovulé, vous pouvez utiliser des tests d’ovulation, en gardant à l’esprit que leur fiabilité diffère beaucoup selon les marques. Vous pouvez aussi utiliser une méthode d’observation du cycle (M.O.C) mais il faut se former pour cela, surtout si vous souhaitez l’utiliser comme moyen de contraception.
Les spottings de nidation ou d’implantation
Ceux-là peuvent se produire plusieurs jours après une fécondation, généralement entre le 6ème et le 12ème jour après la conception. Leur présence est normale et n’indique pas un problème, sauf si les saignements sont intenses ou se prolongent, ce qui doit vous amener à consulter.
En règle générale : ne prenez pas à la légère un saignement qui se répète et qui intervient en dehors d’une durée normale de règles, mais aussi avant la puberté ou la ménopause. Certains saignements peuvent en effet être liés à des infections, des IST (infections sexuellement transmissibles), à la présence de fibrome ou de polype (lesquels ne sont pas rares et sont bien pris en charge par le corps médical), à de l’adénomyose ou de l’endométriose. N’hésitez pas vous tourner vers votre médecin lequel sera habilité à vous aider.